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Artiste Peintre-Sculpteur

Mardi 17 Juin 2008

EXPO juin 2008 CRUPET

Mots-clés : Technorati




 


 

Devillers - 15:18 - rubrique Presse & Opinions - Version imprimable - Permalien - 2 commentaires - Lu 214 fois

Mercredi 29 Août 2007

Expo Novembre 2007 - Centre Rops

Expo Novembre 2007 – Centre Rops

 

 

Pendant une petite partie de sa carrière, Devillers a développé une sorte de fixation sur l’œuf.

Beaucoup d’artistes peuvent ainsi glisser dans leurs toiles ou leurs dessins un objet fétiche, une sorte de signature camouflée,un élément auquel ils attachent un sens philosophique ou même métaphysique.

Plus récemment il a ressenti le monde de l’œuf comme trop étroit : son inspiration a pris de l’ampleur : il a laissé l’espace envahir ses toiles, il l’a structuré verticalement par des rythmes et des signes qui semblent empruntés à des écritures ou des symboles de civilisations anciennes, runes ou hiéroglyphes – et horizontalement par des images de poissons fossiles. Il a également enrichi sa palette, marquant une nette préférence pour la gamme de nuances allant du jaune au brun et évoquant la profondeur de champ ou de transparence par un éclaircissement progressif vers le haut de la toile, ce qui lui confère une sorte d’élargissement architectural. L’œuf n’est plus à présent que l’un des éléments du monde d’existence et de réflexion de Devillers. Sa peinture qui concentrait son introspection sur l’énigme philosophique que peut poser l’œuf – et qui pourrait faire courir le danger de rendre son œuvre difficile à interpréter- s’est animée et vivifiée par un souffle plus libre et une imagination plus audacieuse et plus originale. On pourrait croire que Devillers a participé, pour son épanouissement pictural, à une véritable éclosion qui lui a permis, littéralement de sortir de sa coquille et de nous faire assister à la naissance d’un espace respirable à partir d’un petit monde anxieusement et fragilement clos.

 

Wim TOEBOSCH ( A.I.C.A )

 

Pour le Centre Rops   novembre 2007 

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Vendredi 02 Mars 2007

Déroutant

Avec ses corps aux yeux que l’on ne voit pas mais qui en disent long, Michel Devillers interpelle.

Qu’il dessine un corps ou un visage, qu’il sculpte ou qu’il peigne, Michel Devillers semble oublier les yeux et pourtant, ils sont là, il faut les découvrir et suivre leur regard puisqu’ils vous y invitent.

On tombe alors sur un corps dénudé qui semble froid et dont la sensualité et la chaleur ne se découvrent pas de prime abord.

Il faut comprendre la démarche déroutante parfois de cet artiste qui derrière la froideur exprimée sur un masque sud-américain laisse passer un message à qui veut l’entendre.

Les corps deviennent alors des reliefs de couleur cernés par des traits ou plutôt  des courbes se chevauchant comme des tuiles formant un toit protecteur au corps qui devient tout à coup humain.

On arrive dans cette exposition qui déroute un peu et il suffit de quelque instants de réflexion contemplative pour trouver tout ce qu’il y a de chaud et d’humain dans les œuvres exposées. Il en est ainsi en découvrant ses momies, rappel des ancêtres qui possèdent l’expérience, se taisent et ne l’imposent pas. A vous de trouver la réponse !

Le corps ne serait-il alors que tromperie ?

Le visage sans yeux ne serait-il que vérité ?

J-M Canon     1998

Devillers - 12:18 - rubrique Presse & Opinions - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 527 fois

La Menace

Peu importe la technique utilisée, Michel Devillers parle de l’homme et de son mal de vivre. Symbole universel de la persécution mais aussi de la force spirituelle, l’indien donne un sens sacré à la condition humaine.                                                                                           

Michel Devillers est un artiste qui ne peut laisser indifférent tant est profonde la trace que son œuvre laisse dans notre mémoire. En se penchant sur l’homme et sa condition, il met en lumière le profond malaise d’une humanité persécutée, meurtrie : ce qu’il appelle la déchirure.

Pour l’illustrer, il n’était pas de meilleur représentant  que les Indiens, emblème d’une civilisation menacée.

Pourtant loin de mettre en évidence des actes ou des situations, c’est l’expression des visages issus de son imagination qui frappe notre sensibilité. Il n’y a pas besoin de beaucoup de fioritures pour raconter la douleur. Le tragique de l’homme s’exprime au travers de ses yeux grands ouverts ou effacés, de sa bouche criante, ou de son mysticisme qui force le respect.

        Peintre et poète

L’écriture est aussi un support important pour développer les thèmes qui lui sont chers. Dans son très beau recueil, on retrouve l’idée de l’hêtre tourmenté, en proie avec la laideur qui l’entoure.

Ainsi, il déclare en guise de conclusion que « La vie est une merde qu’il faut savoir parfumer !... ».

Ce n’est donc pas anodin s’il y a quelque chose de poétique dans les peintures de Devillers. Certainement parce qu’elles dégagent une âme. Par l’introspection, il ouvre la porte à la colère, la douleur, la peur mais aussi la douceur  comme dans cette magnifique toile intitulée « jour de fête » où le danseur drapé dans un bleu chatoyant semble trouver sous ses yeux clos la sérénité, ou encore le moment de quiétude de cette « Enfant Warrao », pensive au coin du feu.

     … et aussi céramiste

Pluridisciplinaire, Michel Devillers est aussi céramiste. Le concept de la mort et des croyances diverses qui l’entoure représente l’objet majeur de son art.

Ce n’est pas le pessimisme qui guide ses doigts mais plutôt l’instinct de vie qui se traduit au travers du sacré.

L’ensemble de sont œuvre nous interpelle, parce qu’elle est forte et surtout parce qu’elle touche à l’homme, à ce qu’il est et à ce qui le menace.

E.B     VERS L’AVENIR       2000

Devillers - 12:10 - rubrique Presse & Opinions - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 598 fois

Femmes

Depuis toujours l’artiste a été séduit par le corps de la femme, ou est-ce une confrontation inéluctable ?

Michel Devillers dont nous connaissons déjà son œuvre à travers ses états d’âme de peintre poète et sculpteur céramiste, nous révèle une fois de plus son regard intense sur un thème qui le dévore, comme les précédents d’ailleurs.

Dans une tentation d’identification, de réception des vibrations intimes de ces êtres qui sont  «  femmes », l’artiste livre un combat  pictural puissant qui fait de chaque toile une représentation expressive de la femme imaginaire ou réelle, de la figuration à la défiguration, jusqu’à la perturbation visuelle.

Sous l’emprise de cette hypersensibilité aiguë, cette fougue et sensualité presque angoissante, propre à son œuvre, l’artiste élimine le visage, élément nouveau dans sa peinture, qui accentue l’effet de l’irréel, de l’incompréhension, de l’insaisissable, du choc, du sentiment du mythe, ou fantasme de l’homme.

Œuvre de poésie pure, ayant des racines profondes dans les tourments inévitables que l’artiste subit et ressent sans cesse dans le quotidien, et qu’ il transforme en cri ou en interrogation, élevant ainsi sa peinture en un sentiment universel de la condition humaine, ou ici de la condition féminine universelle.

Une œuvre à découvrir ou à redécouvrir…

Béatrix Delvaux    1995

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Peintre et Poète

D’aucuns avaient vu en Michel Devillers un peintre de talent, séduits sans doute par la force expressive de ses compositions mais certains y avait déjà décelé les prémisses d’un autre Devillers. Un Devillers poète.

Un poète qui tout comme Devillers peintre nous incite à faire de ses mots un retour à la terre brute et sensible. Une terre que Michel Devillers connaît bien puisqu’il s’est illustré non seulement comme peintre mais aussi comme céramiste.

LA LANTERNE   1992

Devillers - 11:50 - rubrique Presse & Opinions - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 473 fois

Vie d'Artiste

Que sont les vraies valeurs ? Cette question, toute âme, un tant soit peu utopiste, se la pose un jour.

Michel Devillers, lui, y travaille depuis des années. Depuis l’enfance où déjà le besoin impérieux de créer le prenait aux tripes. Très tôt, notre artiste ucclois s’interroge sur l’essence de la société et de la civilisation, sur un retour aux sources.

« Dans mes jeux de gamin, j’étais toujours l’Indien. J’ai toujours essayé de faire mien le proverbe sioux qui dit : « Je suis aveugle et je ne voie pas les choses de ce monde. Mais quant la lumière vient d’En Haut, elle illumine mon cœur et je peux voir, car l’œil de mon cœur voit toute chose ».

Est-ce l’œil du cœur qui inspire Michel Devillers à créer des personnages qui, semblables aux momies de cultures lointaines et anciennes, contemplent le monde de leurs yeux vides ? Tel le regard des ancêtres immortels jugeant un monde légué à des générations parfois inconscientes de la valeur du trésor qu’elles détiennent.

Est-ce encore l’inspiration d’ « En Haut » qui lui fait soudain prendre conscience que les personnages réalisés depuis des années ont un air de ressemblance plus que fortuit avec les momies Chachapoyas, le mystérieux peuple des nuages ?

« Je voyage beaucoup. J’aime rencontrer des gens, partir à la découverte d’autres modes de vie, plus proche de la nature et de ses rythmes. Ces périples me nourrissent, me mettent pleins d’images dans la tête, m’attristent aussi parfois lorsque je me rends compte que l’argent impose sa dictature partout dans le monde, même dans les endroits les plus reculés. Les valeurs traditionnelles ont malheureusement tendance à se perdre ».

Entrer dans le monde de Devillers, c’est pousser la porte de l’âme universelle, c’est entrer dans un univers multiculturel où l’Afrique côtoie l’Asie, l’Australie et l’Amérique du Sud.

Dans un monde où triomphe la course à l’argent et l’intolérance, le travail de Michel Devillers apparaît comme un oasis renvoyant à un temps où les choses étaient plus simples. Non plus simpliste mais plus vraies, plus essentielles, dénuées de toute superficialité mondaine. Une époque où la solidarité était naturelle, bien avant le règne de l’égotisme impitoyable.

Nostalgique Michel Devillers ? Peut être. Mais perdu dans notre fuite vers l’avant, nous oublions parfois que le progrès humain n’avance pas toujours dans la même direction que le progrès technologique.

Sébastien Morgan         Wolvendael  2006

Devillers - 11:41 - rubrique Presse & Opinions - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 310 fois

BIFFF 1996

Des statuettes en céramique emmaillotées de jute et bardées de colifichets nous contemplent d’un regard absent.

Est-ce d’avoir trop pleuré sur les malheurs du monde que leurs yeux se sont transformés en orbites désespérément vide ?

Les œuvres de Michel Devillers frappent par leur intensité douloureuse et leur infinie tristesse

Rencontre avec un homme paisible malgré tout.

Formé à l’école du dessin publicitaire, il commence à peindre en 1976. Dès le départ, grand admirateur de Daumier, il est attiré par les paumés qui hantent les bistrots. Rapidement, il se concentrera sur les visages, essayant de traduire dans le seul regard d’un personnage (dont  les yeux sont toujours invisibles) l’âme d’une scène.

A partir de ’81, il se met également à la céramique développant, en parfait autodidacte, des techniques tout à fait personnelles.

Ce qu’il préfère c’est être seul, le soir, un peu de musique, Léo Ferré par exemple et se laisser envahir par son besoin de créer. Dans ces moments- là, il mangerait la peinture qui sort du tube tant l’impression d’être « à sa place » le transporte de bonheur.

L’enthousiasme qui se dégage de Michel Devillers quant il parle de son travail tranche nettement avec la gravité qui émane de ses réalisations. Cris d’angoisse d’un homme pétri d’une lucidité sourde à tout compromis, ses toiles et ses céramiques, il les souhaite source de malaise.  Visant toujours à traduire l’humanité à travers ses œuvres, il ne peut concevoir qu’elles laissent indifférent celui qui les regarde. Il se considère lui-même comme un bon vivant mais il ne parvient pas à transposer cette joie dans ses œuvres.

Ses statuettes, Michel Devillers ne les veut pourtant pas horrifiantes. Au contraire, explique-t-il, ce sont elles qui sont horrifiées par le spectacle quotidien de haine, d’égoïsme et de misère qu’offre l’homme partout à travers ce monde ravagé par le pouvoir de l’argent et où l’Amour paraît chaque jour un peut plus absent…

Pour Michel Devillers, le monde qui se profile à l’horizon, ressemblera à celui du film de Georges Lucas «THX 1138». Oui, le futur de l’homme est sombre. C’est pourquoi, avec une solide dose de fatalisme et un petit sourire mélancolique au coin des lèvres, il conclut en disant qu’il sera bien content de ne plus être là…

La lucidité d’un artiste a parfois quelque chose de glaçant…Surtout si on ne parvient pas à lui donner tort.

Olivier Loncin    BIFFF  1996         

Devillers - 11:17 - rubrique Presse & Opinions - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 166 fois

Lundi 12 Février 2007

Extraits de Presse




Michel Devillers peint avec fougue de grandes compositions au réalisme tempéré par une aura poétique.  Il y a des réussites surprenantes où l’intensité dramatique touche sa cible humanitaire.  Le nouveau romantisme occupe ici fermement son terrain, sans grandiloquence, ni faute de goût. Voici ce que l’on appelle un tempérament.                      


Paul Caso   LE SOIR  1988



Il y a un fond permanent de désespérance en ce qu’il peint. Ce n’est pas un désespoir méchant et agressif mais un état d’âme d’une grande solidarité humaine qui suscite une sympathie partagée.  L’enfant angoissé qui regarde le monde, le chômeur le visage dans les mains, la folle « la mort aux trousses », l’avocat (général) du pauvre, autant de témoignages dont la dignité nous touche profondément.

Stéphane Rey  L’ECHO DE LA BOURSE  1988



Le centre Rops de Namur pose le regard sur un artiste remarquable qui peint les hommes tels qu’ils sont, dans l’angoisse et la frénésie de l’existence.  Des hommes cupides, mangés par l’orgueil et l’ambition rongés par la sensualité et l’opulence.  Non seulement Michel Devillers nous dessine les monstres que nous sommes entre abondance et famine mais occupe les cimaises de tout son romantisme vrai. Sa vision tragique donne à voir et à penser. Cela déborde de fougue, de goût, de poésie, de tempérament et de talent.

Lucien Rama     A.A.A.    1989



Les personnages que peint Michel Devillers à coups de pinceau fougueux, avec de puissants jeux de clairs-obscurs sont courbés sous le poids du destin qui écrase notre monde et poursuivis, dans leur chair comme dans leur esprit et leur conscience par un passé peu reluisant de la race humaine et un amoncellement dans le présent, d’injustices et de revendications. L’angoisse, l’incertitude et l’incompréhension les oppriment, mais donnent aux images qu’en propose Devillers, un fort caractère de tension et d’actualité.

Wim Toebosch    A.A.A.    1990



L’univers proposé par l’artiste s’impose à chaque visiteur avec une vigueur peu commune.  Et au-delà d’un réalisme assez violent éclôt une poésie rare qui permet tous les espoirs.  C’est une œuvre à la fois belle et émouvante.  Qui trouve son contrepoids dans quelques céramiques étranges, sortes de totems incantatoires ou des diables, venus d’ailleurs, arborent des cornes agressives. Céramiques teintées dans la masse qui sont, chaque fois, une aventure pour l’artiste, sorte de défi à l’impossible et qui trouve sa consécration dans le feu des fours incandescents.

José Mespouille  VERS L’AVENIR    1990



La lucidité d’un artiste a parfois quelque chose de glaçant…  Surtout si on ne parvient pas à lui donner tort.

O.Loncin    BIFFF       1996

Devillers - 14:11 - rubrique Presse & Opinions - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 164 fois

Etres faits de terre


Etre faits de terre

Depuis l’époque des anciens potiers mayas, en passant par celle des japonais du 1er siècle de notre ère, jusqu’à nos jours, la poterie s’est mise souvent au service de la mort, des croyances dans l’au-delà, ou….de la vie, si nous pensons à l’abolition de la pratique « junshi »-devoir pour les serfs et les chevaux d’accompagner leurs seigneurs nobles jusqu’à leur tombe même.

Dans la céramique de Michel Devillers existe aussi la mort, non que la première soit au service de la deuxième, mais que ce concept de mort, l’artiste l’utilise pour nous conscientiser du fait que nous vivons. Et cela- selon lui -sous la surveillance de l’âme universelle- conscience du monde- représentée par des personnages de toutes races et rangs qui vécurent avant nous, démiurges- dans un certain sens – qui suivent et veillent avec des yeux tout-puissants chacun de nos actes ; avec des expressions diverses de leurs bouches, ils semblent attirer notre attention, nous rappeler les lois à suivre, la morale à laquelle nous tenir.

Devillers a trouvé dans l’élément « terre » son moyen d’expression. Par le biais de lumières et d’ombres – obtenues par une technique qui lui est propre-, il nous prend par la main, poétiquement, vers un monde de rêverie : des fois avec angoisse, d’autres avec ironie ou l’euphorie triste d’un clown, miroir de ce que fût notre vie antérieure, ou de ce qu’elle est actuellement ; états d’âme, expressions visuelles, fruit des multiples actions que la personne humaine est capable d’engendrer dans son existence. Ceci pourrait être considéré comme contradictoire, si nous nous limitons à la vision du statisme physique de ses céramiques -sculptures. Mais non ; les visages cadavériques de celles-ci, vivent -souffrent et jouissent- ; vivent depuis des milliers d’années, comme vivent ces mains  de la conscience qui les modelèrent. Et elles vivent comme l’âme universelle de l’artiste qui donna vie au jute et aux objets religieux ou profanes –transformés en suaires mortuaires- qui les ensorcellent ;autrefois, ceux-ci furent condamnés à l’oubli de notre société, à la mort, dans le cimetière d’un marché aux puces du bout du monde.

Quelle signification pourrait avoir cette espèce d’embaumement ?
Aucune préconçue, selon l’artiste - même. Mais, dans toute vraie création, le mental travaille inconsciemment, et met de l’ordre dans l’univers du créateur, laissant de l’espace aux ailes du spectateur pour entrer et voler dans le monde du songe qu’il nous propose. Et ici Michel Devillers réussit ; il nous amène loin dans le temps et dans l’espace : nous ne savons pas si nous sommes au Ve siècle avant J.C., ou si nous sommes au XXe, si nous nous trouvons en Afrique, ou en Amérique latine, avec des créatures qui semblent être sorties du ventre des Andes et nourries par la maternelle Pacha Mama.

Son œuvre se lit comme peut se lire un rêve, entre la réalité et le mystère –toujours loin de l’hermétisme, de l’abstraction. C’est le mysticisme qui peut nous faire entrer dans l’âme universelle cachée dans nos corps, sous l’apparence de terre cuite ; non seulement dans le sens de la tradition qui veut que nous soyons créés de cette manière, mais sur base du fait de notre propre sentiment : d’être modelés en terre fragile, pouvant nous briser à la seule pensée du destin.

Nemesio SANCHEZ
Trad. : Coleen DUFFY& N.S.

 

 

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